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INSTITUT ÉMOTIVO-RATIONNEL INTERNATIONAL

Thérapie Cognitivo-Comportementale Émotivo-Rationnelle Bonifiée (TCC‑ÉRB)

La TCC‑Émotivo‑Rationnelle Bonifiée (TCC‑ÉRB), développée par Diane Borgia, est une évolution de la TCC classique, permettant d'intervenir plus efficacement sur les émotions toxiques et les blocages cliniques persistants.

DIANE BORGIA B.Sc., é.r.

Criminologue-psychothérapeute

Développeuse de la TCC-ÉRB

Clinicienne

Formatrice

Conférencière

Autrice spécialisée en gestion des émotions

Une approche avancée en psychothérapie

La TCC‑ÉRB vise à offrir aux professionnels de la santé mentale une approche structurée, rigoureuse et profondément applicable en pratique clinique.

Pourquoi une approche bonifiée?

Malgré l’efficacité reconnue des TCC, plusieurs problématiques émotionnelles demeurent récurrentes et difficiles à résoudre. La TCC‑ÉRB permet de comprendre pourquoi certaines émotions persistent et propose des outils concrets pour intervenir directement sur leurs causes profondes.

Les fondements de l’approche

Inspirée des travaux d’Albert Ellis et des thérapies cognitivo‑comportementales, l’approche Émotivo‑rationnelle repose sur l’idée que les émotions ne sont pas causées directement par les événements, mais par les croyances et interprétations que l’on en fait.

La TCC‑ÉRB s’inscrit dans cette continuité tout en intégrant des modèles d’intervention plus structurés et une compréhension approfondie des mécanismes émotionnels.

L’apport de Diane Borgia

La TCC‑ÉRB a été développée à travers plus de 35 années de pratique clinique et de formation professionnelle.


Son apport comprend :
- Le développement de modèles cliniques structurants (OIEC et OPECC)
- L’adaptation des principes de l’Émotivo-rationnel à des problématiques contemporaines

(codépendance, dépendance affective, émotions toxiques)
- Une approche directement applicable en contexte clinique
- La formation de professionnels au Québec et en Europe

Une approche ancrée dans la pratique clinique

Dans la pratique clinique, la TCC‑ÉRB permet d’obtenir des changements plus rapides et durables auprès des clientèles présentant des problématiques émotionnelles complexes. Elle permet aux cliniciens de mieux comprendre les mécanismes à l’origine des émotions perturbatrices et de structurer leurs interventions de façon claire et efficace.


Elle est particulièrement utile pour intervenir auprès de clients présentant :
- anxiété chronique et impuissance
- culpabilité envahissante
- hostilité persistante
- dévalorisation - sentiment d'infériorité
- découragement

Une approche orientée vers des résultats concrets

L’objectif de la TCC‑ÉRB n’est pas seulement la compréhension des émotions, mais leur transformation.

Les professionnels formés à cette approche sont en mesure de :
- identifier rapidement les mécanismes émotionnels
- intervenir avec plus de précision
- favoriser des changements durables
- réduire leur sentiment d’impuissance clinique

Formation et intégration professionnelle

Cette approche est enseignée dans le cadre des formations IERI-FORMATION, permettant aux professionnels de l’intégrer concrètement dans leur pratique.

Les formations offrent :
- des outils directement applicables
- une structure claire d’intervention
- un développement du jugement clinique
- une amélioration de l’efficacité thérapeutique

La compréhension des émotions : du modèle ABC à l’OPECC

La TCC‑ÉRB s’appuie sur les fondements du modèle ABC d’Albert Ellis tout en introduisant une évolution majeure avec le modèle OPECC. Ce modèle met en évidence que les émotions ne sont pas causées par les situations, mais par les pensées associées, permettant une compréhension plus précise du fonctionnement émotionnel et favorisant la responsabilisation du client.

Distinction majeure avec la REBT d'Ellis

Ellis et Auger ont décrit la principale cause des émotions par l’ABC[4] des émotions, laissant sous-entendre que le A, les situations, engendrent le B, et les pensées, le C, à leur tour engendrent les émotions.

« The actual mechanism of a emotional disturbance is a stimulus-belief-respond, or as we say in REBT: ‘’Action-Belief-Consequence”.  These are the terms behind REBT’ swell-known ABC model of emotional arousal. »   Albert Ellis

Dans la chaine de production des émotions et des comportements humains sous l’ange de l’ABC il s’est avéré important de distinguer les éléments de cause-à-effet entre ceux qui ne causent rien pour aider les clients à se sortir de la victimisation et à se responsabiliser.

Selon le modèle ABC d’Ellis, si on maintient que le A (événement) est un élément déclencheur du B (émotion), cela revient à dire que le A est actif qu’il a déclenché le B.

Cette conception risque d’être perçue comme une déresponsabilisation par la personne face à son émotion. Son discours sera alors : ça m’a mis en colère, ça m’a déclenché une émotion, le ça étant synonyme du A alors que dans les faits, le A est tout à fait neutre et ne déclenche absolument rien.

Avec cette précision importante, la personne peut se responsabiliser davantage en acceptant que le travail à faire pour changer B (pensée) lui revient et qu’elle peut y arriver même si A demeure présent.

Le modèle OPECC

Dans le modèle de la REBT, l’ABC est remplacé par l’OPECC. Dans ce modèle explicatif de la principale cause des émotions, il est clairement mis en évidence que les situations de la vie, le O, ne stimule rien, ne déclenche rien, car toute situation est neutre, donc aucune occasion ne peut nous déclencher une pensée ou nous faire penser.

Si on y regarde de plus près, le O est un élément neutre, inactif qui n’a aucun pouvoir sur l’émotion, c’est plutôt le P (pensée) qui se déclenche, ou non, de manière tout à fait automatique, à propos de O (situation, frustration ou gratification, situation réelle ou imaginaire (scénario) qui cause le E (émotion). Et comme le E (émotion) entraine le C (comportement, réaction), le comportement va à son tour entrainer le 2e C (conséquence).

Cette schématisation de la principale cause des émotions permet au client d’avoir une vision claire du fonctionnement émotionnel des êtres humains. Précise, elle facilite l’intervention pour et par le client et sa responsabilisation face à ses émotions et comportements.

La gestion des émotions en quatre étapes **

La TCC‑ÉRB propose un modèle d’intervention en quatre étapes :
- Accueil et ressenti des émotions
- Identification des émotions
- Expression et verbalisation
- Restructuration cognitive

Une approche en diffusion internationale

La TCC‑ÉRB s’inscrit dans une démarche de diffusion et de rayonnement des pratiques innovantes en psychothérapie, notamment dans les milieux francophones du Québec et de l’Europe.

[1]Bonifié : car la thérapie s’est enrichie de nombreux concepts, techniques et documents

[2] Albert Ellis, le créateur américain de la TER

[3] Lucien Auger, l’auteur et le formateur de la TER à la francophonie.

[4] Albert Ellis, The guide to rational living, page 57


Pour aller plus loin dans la compréhension des modèles théoriques et des outils d’intervention, les sections suivantes présentent les éléments détaillés de la TCC‑ÉRB.

** Voici en détails les étapes de gestion des émotions

Cela demande de l'agilité, de la souplesse et de la vivacité d’esprit de la part de l’intervenant, une connaissance pointue des émotions (ACHID et familles des émotions), des nouveaux concepts et techniques de la TCC‑ÉRB et une présence intuitive pour ne pas aller trop au-devant de la personne, ni resté trop en arrière et se positionner dans un mode d’écoute inopérant.

Évidemment, ce mode d’intervention se doit de respecter le rythme du client, être en synchronisme avec l’endroit où la personne se trouve dans son cheminement.  C’est en cela que les étapes ne peuvent être scolaires, rigides ou imposées.

Cela demande de l'agilité, de la souplesse et de la vivacité d’esprit de la part de l’intervenant, une connaissance pointue des émotions (ACHID et familles des émotions), des nouveaux concepts et techniques de la TCC‑ÉRB et une présence intuitive pour ne pas aller trop au-devant de la personne, ni resté trop en arrière et se positionner dans un mode d’écoute inopérant.

L’accueil et le ressenti des émotions

Pourquoi travailler d’abord à l’accueil de l’émotion ? Sachant que l’émotion est moteur principal de l’action/inaction, la TCC‑ÉRB vise, par la mise en pratique de moyens concrets, l’accueil de l’émotion, la première des quatre étapes de gestion des émotions proposées.

Ce qui a été mis en œuvre ici, c’est la connexion au mental, mais à partir de l’émotion, pour amener la personne à prendre la responsabilité de la gestion de ses émotions, et non le cycle inverse du mental à l’émotion.

En effet, la pratique nous a démontré que si l’on travaille trop tôt sur le mental et au changement de la pensée, par la confrontation de celle-ci à la réalité, avant que la personne ne soit en mesure d’être vraiment en contact avec son monde émotionnel, les risques sont élevés que cette dernière s’enracine dans ses mécanismes de défense, telle la rationalisation.

Cependant, si la personne accueille l’émotion ressentie, qui est toujours vraie (c’est un fait), et qu’elle entre en contact avec son ressenti émotionnel, il lui est alors possible de se servir de l’émotion comme appui pour la changer. La souffrance accueillie sert alors de point de départ pour remonter à la pensée entretenue de façon consciente ou inconsciente.

Pour y arriver, il faut souvent voir à la diminution des mécanismes de défense, des fuites inconscientes ou préconscientes, des moyens anesthésiants et des dépendances visibles pour permettre à la personne de s’ouvrir à l’accueil et à la reconnaissance de ses émotions.

Grâce à une présence respectueuse et rassurante de la part de l’intervenant, le contact avec ce qui est ressenti intérieurement, en termes d’émotions, est le pas indispensable au rétablissement.

« La séparation et la désunion intérieures ont été mes compagnes de route. C’est avec de la bienveillance, de l’observation, de l’accueil et de l’acceptation de mes émotions que je me suis permis de guérir. Plus je touchais à mes peurs profondes et à mes émotions ensevelies et moins je trouvais intérieurement d’endroits où les enfouir. Alors qu’avec l’accueil de mes émotions, la conscience s’est invitée et la lumière a jaillie et elle m’a accompagnée sur le chemin du rétablissement. »

L’identification des émotions ressenties

Après être entré en contact avec son vécu émotionnel et avoir accédé à ses émotions, l’enseignement du vocabulaire des émotions permet à la personne de développer sa capacité de mettre en lumière et en mots son monde émotionnel, étape importante de la TCC‑ÉRB pour être en mesure d’exprimer adéquatement ses émotions.

Sans cette identification, il est impossible de poursuivre efficacement une démarche de gestion des émotions. Il est très fréquent de rencontrer des personnes incapables d’identifier ce qu’elles ressentent en termes d’émotions. Très souvent elles confinent leurs émotions méconnues sous le vocable de la tristesse.

Alors, une éducation s’impose au niveau du vocabulaire émotif. Et pour arriver, l’intervenant doit enseigner le vocabulaire des émotions. La TCC‑ÉRB implique une connaissance précise des émotions et des outils tangibles utiles à l’expression et à la verbalisation des émotions.

Le changement des pensées appelé aussi restructuration cognitive

La TCC‑ÉRB vise la restructuration cognitive afin que la personne ne subisse plus ses émotions désagréables et négatives, mais qu’elle soit en mesure de les gérer adéquatement.

C’est par biais de techniques précises que se fait le dégagement, le nettoyage et la remise en question des pensées (croyances, idée…) logées très souvent dans le préconscient et l’inconscient.

L’intervenant doit détenir une connaissance approfondie des émotions négatives, désagréables et toxiques, des pensées irréalistes particulières qui les causent, de l’outil de confrontation et une excellente capacité d’utiliser le questionnement socratique. Sans ces connaissances et ce savoir-faire, il serait difficile, voire impossible d’aider adéquatement la personne à se responsabiliser dans le développement de son mieux-être et de son bonheur.

Les concepts et outils de gestion des émotions de la TCC-ÉRB

Dans ce modèle de thérapie, en plus des concepts de la TCC-ÉRB ont été intégré, dès la fin des années 1980, des interventions que l'on retrouve aujourd'hui dans les thérapies de troisième vague.

La connaissance des émotions

  • L’ACHID, les cinq émotions toxiques et leurs composantes

  • Les grandes familles d’émotions agréables et désagréables

  • Les 4 étapes de gestion des émotions

  • Le glossaire des émotions

Les outils d’accueil des émotion

  • La respiration, l’introspection, la méditation, la prise de contact avec les émotions

  • Prendre le temps de s’arrêter

  • Prendre du temps avec soi, pour soi, vivre le moment présent...

L’expression, la verbalisation des émotions par:

  • L’écriture

  • L’Émotivomètre

  • La danse, le dessin, le jeu, etc.

  • Le dessin, le Mandela

La restructuration cognitive

  • Le questionnement socratique

  • Les plans d’action et les garde-fous

  • L’entonnoir de l’action humaine

  • L’égocentrisme et l’égoïsme

  • La perception des avantages et leur impact dans l’action

  • Le concept des lois et le lien avec l’émotion

  • La frustration et le stress

  • L’estime de soi et la valeur humaine

  • La mémoire émotionnelle


La TCC, un peu d'histoire

La TCC, ou Thérapie Cognitivo-Comportementale, est une approche de psychothérapie qui vise à aider les individus à mieux comprendre et à changer leurs pensées, leurs émotions et leurs comportements problématiques.

Cette forme de psychothérapie est basée sur le concept selon lequel les pensées et les émotions jouent un rôle central dans la façon dont nous nous comportons, et que, en modifiant nos schémas de pensée et nos réactions émotionnelles, nous pouvons influencer positivement notre comportement.

Les thérapies de la première et deuxième vague

Historiquement, les thérapies se sont d'abord intéressées aux aspects comportementaux, avec le courant behavioriste, puis dans les années 1950 ont s’est intéressé aux aspects cognitifs ce que l'on appelle aujourd'hui la deuxième vague des thérapies cognitivo-comportementales (TCC). Ces thérapies sont le résultat des travaux de plusieurs psychologues et psychiatres, notamment Aaron T. Beck, Albert Ellis, et Donald Meichenbaum, entre autres.

Albert Ellis

Aaron T. Beck

Donald Meichenbaum

Albert Ellis, le grand-père de la TCC-Émotivo-Rationnelle (TCC-ÉR)

Albert Ellis (1913-2007) était un psychologue clinicien américain que l’on peut identifier comme le grand-père de la TCC-ÉR. C’est en en 1956 qu’il a développé une approche de psychothérapie connue d’abord sous le nom de Rational Therapy, puis en 1959 cette méthode a été renommée Rational Emotiv Therapy (REBT) puis en 1992 elle a pris le nom de Rational Emotive Behavior Therapy (REBT), nommée en français la Thérapie Émotivo-Rationnelle (TER).

La TCC-ÉR conçue par Ellis diffère des autres thérapies cognitives en cela qu'elle privilégie le côté humaniste qui repose sur l'idée que le but essentiel de la vie est le bonheur. Alors que les autres TCC n'apprennent pas aux clients à penser par eux-mêmes, mais uniquement des solutions adaptatives « coping statements », Albert Ellis insiste sur le fait que son modèle accorde beaucoup d’importance au développement de l'autonomie et la responsabilité individuelle et sur le principe d'acceptation inconditionnelle de soi-même et des autres.

La philosophie stoïcienne constitue une source épistémologique influente concernant les thérapies cognitives. Albert Ellis attribue à Epictète une influence importante sur sa pensée et particulièrement sa citation qui dit : « Ce qui trouble les hommes, ce ne sont pas les choses, mais les jugements qu’ils portent sur les choses ». Il reprend notamment les idées des stoïciens, selon qui les événements externes ne causent pas directement les émotions des individus, mais plutôt les croyances et les pensées qu'ils en ont.

Des aspects fondamentaux mentionnés dans la théorie d’Albert Ellis sont aussi présents dans de nombreuses pensées traditionnelles comme la doctrine d’Épicure et chez les philosophes asiatiques comme Bouddha.

La TCC‑ÉRB considère que les émotions sont liées à nos pensées, et que la thérapie doit se concentrer sur la modification de ces pensées pour améliorer le bien-être émotionnel des individus. Ellis a souligné le rôle des croyances irrationnelles dans la création de détresse émotionnelle et a mis l'accent sur la rééducation des croyances dysfonctionnelles. Ellis a développé le modèle ABC de la cause des émotions.

Dans la TCC‑ÉRB, les clients apprennent généralement et commencent à appliquer cette prémisse en apprenant le modèle A-B-C-D-E-F de la perturbation et du changement psychologique. Les lettres suivantes correspondent aux différentes phases restructuration cognitive :

  • A- Adversité (événement externe)

  • B - Croyances irrationnelles au sujet de A

  • C - Conséquences émotionnelles

  • D-  Débat avec le thérapeute afin de remettre en question B

  • E-  Développement de nouvelles croyances rationnelles au service du bien-être du client

  • F - Développement de nouveaux sentiments en conséquence

Le modèle ABCDEF considère que ce n'est pas l'adversité (A), aussi appelé élément déclencheur qui génère émotions et comportements inadaptés mais plutôt les pensées à propos de cet évènement (A).

D'après la TCC‑ÉRB, les croyances irrationnelles les plus fortes viennent des interprétations que chacun fait des évènements. Si les croyances (B) d'une personne sur l'élément déclencheur (A) sont rigides, fictives et dysfonctionnelles, il est fort probable que les conséquences émotionnelles (C) seront négatives et les pensées autodestructrices. À l'inverse, si les croyances (B) sont flexibles et constructives les conséquences émotionnelles (C) seront alors constructives et aidantes. La lettre D (Débat, remise en cause de B) du modèle permet quant à elle de questionner les fondations et preuves des croyances dans le réel.

De ce travail de questionnement, et de remise en perspective des croyances irrationnelles de nouvelles croyances rationnelles peuvent alors émerger (E). Cette nouvelle perspective plus rationnelle peut permettre l'apparition de nouvelles émotions appropriées aux situations (F) initialement problématiques (A).

À noter que ces manières de comprendre et de décrire la cause des émotions a grandement évoluée depuis quelques décennies. C’est ce que nous verrons plus loin.

La TCC‑ÉR fut introduite au Québec par le docteur Lucien Auger (1933-2001), psychologue et professeur. Captivé par les moyens logiques et réels de la TCC-ÉR pour aider l’être humain à atteindre un mieux-être, il entreprend de nombreuses rencontres et discussions avec Le Dr. Albert Ellis et s’intéresse à traduire et à adapter cette approche en français. Auteur francophone prolifique il a su propager et enseigner la psychothérapie Émotivo-rationnelle à des centaines de thérapeutes qui continuent de faire connaître cette approche simple et efficace afin d’arriver à vivre plus heureux.


Aaron T Beck, le père de la TCC

Aaron T. Beck est un psychiatre et psychologue américain né en 1921. Ses travaux ont eu une influence majeure sur le développement de la thérapie cognitivo-comportementale (TCC) et ont contribué de manière significative à notre compréhension des troubles émotionnels, en particulier de la dépression.

L’une des contributions les plus notables d'Aaron Beck est son modèle cognitif de la dépression. Il a développé cette théorie dans les années 1960. Selon ce modèle, la dépression est en grande partie due à des pensées automatiques négatives et irrationnelles.

Beck a identifié certaines distorsions cognitives courantes, telles que la pensée en tout ou rien (pensée binaire), la généralisation excessive et l'agrandissement des événements négatifs. Il a montré comment ces pensées peuvent contribuer à la détresse émotionnelle.

Selon son modèle original de TCC , cette approche montre comment atténuer ces problèmes en :

  • Reconnaissant les distorsions de vos pensées ;

  • Considérant vos pensées comme des idées de ce qui se passe et non comme des faits ;

  • Prenant du recul par rapport à vos pensées afin de voir la situation sous un autre angle.


Les thérapies de la troisième vague

Thérapie des Schémas

de Jeffrey Young

La thérapie des schémas, également connue sous le nom de Thérapie des Schémas de Jeffrey Young (Schema Therapy en anglais), est une approche de psychothérapie développée par le psychologue américain Jeffrey E. Young dans les années 1990. Elle vise à identifier et à modifier les schémas cognitifs dysfonctionnels profondément enracinés qui influencent, la façon dont une personne perçoit et réagit aux événements de sa vie.

Un schéma cognitif est une structure mentale qui représente une croyance profonde et durable à propos de soi-même, des autres et du monde. Ces schémas sont des modèles cognitifs et émotionnels profonds qui se forment souvent dans l'enfance et qui peuvent être influencés par les expériences, les relations et les environnements familiaux. Ils peuvent avoir un impact significatif sur la manière dont une personne se perçoit, entretient des relations et réagit aux défis.

La thérapie des schémas vise à :

  • Identifier les schémas dysfonctionnels : Le thérapeute aide le patient à identifier les schémas automatiques de pensée, d'émotion et de comportement qui contribuent à ses problèmes émotionnels ou relationnels. Ces schémas sont souvent profondément enracinés et peu conscients.

  • Comprendre les origines des schémas : On explore les expériences de l'enfance qui ont contribué à la formation des schémas dysfonctions.

La Thérapie de l'Acceptation

et de l'Engagement (ACT)

Steven c. Hayes

La Thérapie de l'Acceptation et de l'Engagement (TAE), en anglais, Acceptance and Commitment Therapy ou ACT) est une approche de psychothérapie développée dans les années 1980 par Steven C. Hayes.

La TAE fait partie des thérapies dites de troisième vague, qui élargit et intègre les concepts de la thérapie cognitivo-comportementale (TCC) en y ajoutant des éléments de pleine conscience et d'acceptation.

La TAE repose sur plusieurs principes fondamentaux comme l’acceptation. La TAE encourage les individus à accepter leurs pensées, émotions et sensations, même si elles sont inconfortables ou difficiles. Au lieu de lutter contre ces expériences internes, on apprend à les accueillir et à les observer sans jugement. Ne voici quelques principes :

  • Se distancier de leurs pensées bouleversantes (désunion cognitive) ;

  • Accepter les expériences qu’ils vivent dans le moment présent ;

  • Découvrir ses valeurs personnelles ;

  • Se fixer des buts et objectifs conformes à ces valeurs ;

  • S’engager dans l’action.

La thérapie basée

sur la pleine conscience

et la thérapie cognitive

de la pleine conscience

La thérapie basée sur la pleine conscience et la thérapie cognitive de la pleine conscience

La thérapie basée sur la pleine conscience et la thérapie cognitive de la pleine conscience sont des approches de psychothérapie qui intègrent des techniques de pleine conscience pour aider les individus à mieux gérer leurs émotions, leurs pensées et leur bien-être général. Bien qu'elles partagent des éléments communs, ces deux approches peuvent avoir des accents légèrement différents.

Thérapie basée sur la pleine conscience : Cette approche, souvent appelée simplement "thérapie de la pleine conscience", repose sur les principes de la pleine conscience, qui cohérents à être pleinement consciencieux et attentifs au moment présent sans jugement.

La pleine conscience consiste à observer ses pensées, émotions, sensations physiques et l'environnement de manière ouverte et sans critique. La thérapie basée sur la pleine conscience vise à aider les individus à cultiver cette capacité de pleine conscience pour réduire le stress, l'anxiété, la dépression et d'autres problèmes émotionnels. Elle peut être utilisée pour traiter une variété de troubles, y compris les troubles anxieux, le trouble de stress post-traumatique (TSPT), la dépendance, et d'autres.


La TCC-ÉRB et les différentes vagues

Dans la Thérapie Cognitivo-Rationnelle Émotive-Rationnelle Bonifiée (TCC-ÉRB) on retrouve plusieurs concepts des thérapies de 1ère, 2e et 3e vague, offrant ainsi une gamme complète d'outils transdiagnostique efficaces pour divers problèmes psychologiques.

Pour intégrer concrètement la TCC‑ÉRB dans votre pratique clinique, découvrez les formations offertes par IERI‑FORMATION.


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